Peu à peu il se forge un style singulier, reflet d’un métissage culturel positif et assumé…Il réussit à marier ses différentes inspirations musicales qui vont de la musique traditionnelle du vaudou haïtien avec l'utilisation de rythmes tels que Yanvalou, Nago, Petro ou encore le Rara...jusqu’au blues qui trouve une grande place dans ses compositions.
« Avec ce timbre unique de blues feutré et chuintant » (La dépêche du Midi), Carlton Rara instaure une complicité chaleureuse entre lui et ses trois guitaristes et amis, Yves Jazon, Serge Tamas et Rija Randrianivosoa.
Rija participe à divers projets musicaux avec des artistes comme Erick Manana, Graeme Allwright, Régis Gizavo ou encore Boubacar Traoré. Il sort son premier album, « Hosodoko », en 2004. Il est également enseignant en jazz au conservatoire de Bordeaux.
Guitariste, percussionniste, compositeur, Serge Tamas collabore avec de grands conteurs comme Mimi Barthélémy ou Malek Dennoun. Serge se plonge dans la musique haïtienne et la reconnaît comme étant la source de la culture musicale du bassin caraïbéen. Il jouera au côté de Sylvain Luc, Jean Félix Lalanne, Dédé St Prix, Toto Bissainthe, Archie Shepp…
Yves Jazon est un musicien autodidacte. Il s’initie tout d’abord au tambour au sein des formations musicales dans les églises d’Haïti. Il devient guitariste quelques années plus tard et se perfectionne dans divers groupes de kompa. A son arrivée en France il ne tarde pas à collaborer avec Carlton.
Carlton Rara qui jusque là était le trait d’union entre ces trois musiciens décide de les réunir pour le projet Peyi Blue. L’album Peyi Blue est né, d’une part de la demande grandissante du public rencontré lors des concerts de pouvoir emmener un peu de cette musique jusque dans leur salon, et d’autre part de l’envie d’écrire une petite page dans une petite histoire. Le disque fut enregistré dans la maison de Bordes, un lieu de travail récurrent depuis plusieurs années pour Carlton. Le studio de Martin Antiphon s’y installera tout le mois de juillet 2008.
« Peyi Blue » reprend le mot créole peyi soit pays en français, ce mot comporte en lui-même tout ce que peut évoquer Haïti dans l’imaginaire d’un natif du pays précisément. Blue est un terme plus universel qui dépasse de loin le sens littéral de la couleur qu’il désigne et qui transcrit un état d’être…blues ne supporte aucune traduction tout comme les mots « fado » ou « saudade », plutôt que de les expliquer on en fait une chanson.
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